mardi 4 mai 2010

Cacao, où il pleut mais pas des pots de Nutella

J'ai passé la semaine dernière en mission à Saint-Laurent, où je n'ai pas pris de photos (bruit du fouet), malgré un trajet en pirogue pour aller visiter un hameau éloigné, et la visite du centre hospitalier et de plusieurs quartiers de la ville, le tout organisé par le maire, soucieux de nous faire comprendre les causes des difficultés financières de la commune (plusieurs écoles à construire chaque année en raison de la forte immigration, des zones d'habitat spontané où il faut apporter l'eau, l'assainissement et l'électricité, le vandalisme des écoles qui suppose des frais de surveillance, l'éloignement des hameaux pour lesquels il faut construire et entretenir des routes, les tensions entre communautés (Amérindiens, Bushinengués, Surinamais), etc.). La mission, dirigée par une personne du Ministère de l'Outre-mer, visait à étudier la possibilité d'une restructuration financière pour la commune.

Après cette semaine intense (où je dois dire que, encore en phase d'apprentissage en finances publiques, j'ai plus assimilé des informations que contribué...), dimanche, je suis allée à Cacao avec le responsable de la mission. Je voulais y aller depuis un certain temps mais ma voiture préférée m'en avait empêchée, et comme lui voulait visiter un peu la région avant son retour à Paris, c'était l'occasion. Cacao est un village Hmong (communauté du Laos réfugiée en Guyane en 1974 pour fuir la dictature), célèbre pour son marché, sa petite église et sa localisation en haut d'une colline qui lui offre une pluviométrie deux fois supérieure à d'autres villes de Guyane. Comme événement notable, j'ai salué en tongues le Président de l'Association des maires de France, M. Pélissard, en visite en Guyane et que le responsable de la mission avait rencontré la veille.
Il venait visiter le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours... les pompiers, quoi) de Cacao, apparemment exemplaire.


Sur le trajet pour se rendre à Cacao, vision intéressante : un château fort en bois, construit en 2001 par un passionné de l'époque médiévale. Depuis le départ de son architecte, il a été repris par un ami qui y abrite aujourd'hui... des serpents (je n'ai bien sûr pas vérifié).





Après avoir fait le tour du petit marché et acheté des bananes et des maracujas (fruits de la passion), nous avons déjeuné au marché, comme cela se fait souvent dans les marchés tenus par les Hmongs : une soupe Phô aux crevettes et au bœuf et un drôle de "dessert de couleurs", aux perles de tapioca, châtaignes d'eau, lait de coco et bâtonnets d'agar (émerveillée par la beauté de la chose et son étrange texture, j'ai oublié de prendre une photo, celle-ci vient d'internet).



Nous avons enfin visité l'église, à l'architecture un peu asiatique et à l'impressionnante charpente en bois.

1 commentaire:

  1. Au fait, le titre de ce billet est inspiré d'un mail de Virginie, qui est une fille plutôt drôle.

    RépondreSupprimer