Bonjour !
Vous l'attendiez tous, voici le billet de notre incroyable remontée du Maroni en pirogues de fret !
Nous sommes donc partis mercredi 10 novembre à Saint-Laurent, à 5 dans la voiture de Cédric.
Là-bas, nous avons dormi dans un carbet du centre-ville.
Après une première nuit en hamac (et donc un temps de sommeil assez réduit), nous avons pris une pirogue, sur les conseils et avec l'aide de notre gentil hôte, pour aller à Albina, au Suriname voisin (le Maroni est la frontière naturelle entre les deux pays), pour trouver des piroguiers.
Environ 20 secondes après avoir posé le pied au Suriname, nous avions trouvé nos hommes : des Surinamais qui pensaient rejoindre Maripasoula (notre objectif) d'ici le lendemain soir. "On part dès que les pirogues sont chargées", nous ont-ils annoncé. Il était environ 8h30.

Vers 13h (sic), nous sommes partis. Comme on nous avait prévenu de l'élasticité du temps sur le Maroni, nous avons pris l'attente avec philosophie, rattrapant notre nuit sur les bancs du carbet et regardant la télé en portugais.
Environ 3 minutes après notre départ, il s'est mis à pleuvoir si fort que même nos k-ways et sacs poubelle n'ont servi à rien ! C'était un peu notre cadeau de bienvenue sur le fleuve, puisque nous n'avons ensuite plus vu la pluie pendant 3 jours.
Heureusement, l'averse a été courte et le soleil est revenu nous réchauffer... puis nous griller (et faire fondre les bonbons de Cédric).






Le premier soir, nous nous sommes arrêtés peu après Apatou (qui était à l'origine notre objectif pour la 1e nuit), sur une toute petite île déserte, avec deux carbets tenus par un Français. Nous avons mangé avec eux, dormi avec eux, bref, nous vivions comme des piroguiers !






Le lendemain, nous sommes partis à l'aube, alors que le fleuve était encore brumeux.


Nous avons fait une pause peu de temps après. Les pauses sont nombreuses avec les piroguiers de fret. Elles servent à acheter des choses (poulets vivants, perches de piroguier pour diriger la pirogue dans les rapides, qu'on appelle ici les "sauts"), attendre les autres pirogues du convoi, décharger et charger les marchandises (certains sauts, en saison sèche, sont tellement difficiles à passer que la pirogue doit être aussi légère que possible. Des piroguiers professionnels sont donc uniquement là pour transporter une partie du chargement d'autres piroguiers de l'autre côté du saut). Parfois, les pauses semblent ne servir à rien, mais nous permettent de nous baigner ou de profiter de l'ombre. Ici, la pause a surtout été une pause "noix de coco" (en tous cas, c'est notre souvenir, les piroguiers avaient peut-être un tout autre objectif en tête).

Puis départ pour une nouvelle journée sous le soleil.
Le deuxième soir sur le fleuve, nous avons dormi à côté de Grand-Santi (à nouveau, notre objectif était atteint ! sauf qu'au lieu de dormir au carbet communal, nous avons encore été accueillis par les piroguiers, cette fois-ci dans la famille de l'un d'eux).
Le lendemain matin, départ pour la dernière journée sur le fleuve.


Pirogue bloquée sur un rocher


Une sorte d'usine flottante d'orpaillage : l'or y est filtré et le reste retourne au fleuve.





Après trois jours intensifs de pirogue, nous sommes arrivés de nuit à Maripasoula, où nous avons dormi dans un carbet de passage très joli, avec vue sur le fleuve et délicieux petit déjeuner (enfin, petit déjeuner normal, mais après 3,5 jours à manger des biscuits, des compotes et des salades en boîte, le pain frais et le beurre, c'était un peu comme un festin !).

Le matin, nous avons fait le tour de Maripasoula, village de 10 000 habitants (appelé "big city" en taki-taki, la langue du fleuve, car le plus gros bourg des environs) plutôt mignon.





Pirogue à destination du Suriname, juste en face.
Fresque d'art Tembé




Nous avons avons ensuite pris un taxi pour nous emmener au petit aérodrome, pour notre vol Maripasoula - Saint-Laurent (où nous avions laissé la voiture).
Notre mini avionEnviron 50% de ces photos ont été prises par Eve, merci !


Alors merci à Eve, c'était un plaisir de lire ce post, les photos sont superbes
RépondreSupprimerGros bisous et continue a nous raconter tes aventures, surtout!
Youlie (mon prénom se prononce comme ça a mexico) :)
Elles font rêver tes photos (et celles d'Eve), ca me rappelle trop de souvenir...ca manque tout ça. Profites en encore bien et continue à mettre des photos.
RépondreSupprimerGros bisous
Audrey